five

Un chevalier cocu

收藏
DataCite Commons2026-01-02 更新2026-05-04 收录
下载链接:
https://nakala.fr/10.34847/nkl.b806km5g
下载链接
链接失效反馈
官方服务:
资源简介:
Présentant les actions de Domitien relevant du regimen morum, Suétone rapporte un épisode qui prête à sourire : un chevalier romain fut exclu des décuries de juges parce qu’il épousait la même femme qu’il avait répudiée et accusée d’adultère[1]. Cependant, depuis la lex Iulia de adulteriis coercendis, l’adultère était un délit pris très au sérieux par le pouvoir romain[2]. Notre personnage fut seulement exclu des décuries de juges et non de l’ordre équestre bien qu’il fût chevalier. En effet, si Domitien l’avait également radié du second ordre de la cité, Suétone l’aurait certainement mentionné. Par conséquent, l’occasion du blâme doit être la révision annuelle des listes de juges accomplie par le Prince à chaque début d’année judiciaire[3]. Domitien reprochait au chevalier de vouloir épouser une femme qu’il avait répudiée puis accusée d’adultère. La lex Iulia de adulteriis prévoyait un droit d’accusation exclusif pour le mari dans les soixante jours qui suivaient le divorce, préalable nécessaire pour lancer la procédure. En outre, si le mari ne divorçait pas d’une femme convaincue d’adultère, il pouvait être accusé à son tour de lenocinium. Ainsi, le chevalier, qui soupçonnait sa femme de relations extraconjugales, avait, semble-t-il, respecté la procédure définie par la loi. L’épouse suspecte fut vraisemblablement acquittée comme l’indique d’abord l’utilisation par Suétone du verbe intendere. Ensuite, si elle avait été condamnée, le mari aurait été coupable d’avoir enfreint la loi puisqu’une femme adultère ne pouvait plus être épousée, et il aurait subi les peines prévues par la lex Iulia. La femme pouvait être de nouveau épousée, et c’est donc uniquement la conduite du chevalier qui est sanctionnée par Domitien et non un délit. Le motif pourrait être l’inconstance : un juge doit être capable de donner un avis sur une personne et de s’y tenir. En allant jusqu’au tribunal, le chevalier avait manifesté son incompétence à évaluer les gens[4] et, en changeant du tout au tout son jugement sur sa femme, il manquait de grauitas. En allant d’un extrême à l’autre, de l’accusation d’adultère au désir de se remarier, il affichait également sa passion pour sa femme, passion qui contrevenait à la dignitas équestre. En conclusion, Domitien lors de la révision annuelle des décuries de juges, exclut un chevalier parce qu’en reprenant la femme qu’il avait accusée d’adultère, il avait révélé son incapacité à juger les gens et manifesté son inconstance et son manque de grauitas. [1] Suet., Dom., 8, 4. [2] Sur cette loi : Crawford, RS, 2, p. 781-786, n° 60 et Moreau, Lepor n° 432 avec la bibliographie. Cf. Bur 2018, chapitre 12.7.3. [3] Demougin 1988, p. 464 et 477. Cf. Bur 2018, chapitre 6.3. [4] Signalons que la loi ne semblait pas punir de calumnia celui qui accusait faussement, disposition prévue pour favoriser l’accusation : cf. Ankum 1985, p. 173-177.
提供机构:
NAKALA - https://nakala.fr (Huma-Num - CNRS)
创建时间:
2026-01-02
5,000+
优质数据集
54 个
任务类型
进入经典数据集
二维码
社区交流群

面向社区/商业的数据集话题

二维码
科研交流群

面向高校/科研机构的开源数据集话题

数据驱动未来

携手共赢发展

商业合作