Adolescent·e·s, Internet et médias numériques - Switzerland
收藏data.unisante.ch2020-02-14 更新2025-03-23 收录
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Abstract
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Jusqu’à présent, la littérature étudiant le lien entre les médias numériques et les jeunes s’est surtout centrée sur les effets négatifs. Les aspects positifs d’Internet chez les jeunes sont peu connus. Pourtant, un des objectifs politiques dans le canton de Vaud est de développer davantage l’éducation numérique des jeunes, actuellement déjà présente dans la thématique Médias, Images, Technologies de l’Information et de la Communication (MITIC) du plan d’études romand afin de favoriser la prévention mais également l’accès aux outils numériques et à la culture média. En plus du manque d’études portant sur les éventuels effets positifs de l’utilisation d’Internet et des médias numériques chez les jeunes, de nouvelles pratiques en ligne sont apparues ces dernières années telles que la pratique du sexting ou les jeux d’argent et de hasard en ligne (gambling-gaming).
Les objectifs de cette étude menée durant l’année scolaire 2019-2020 sont (1) évaluer le niveau d’utilisation des médias numériques par les jeunes de 10ème année HarmoS (~13-14 ans) et leurs possibles effets positifs tels que perçus par les jeunes et leurs parents ; (2) déterminer les éventuelles mesures et règles mises en place par les parents par rapport à l'usage des écrans et leurs éventuels effets sur l’usage des médias de leurs enfants ; (3) comparer l’évolution des pratiques en lien avec Internet avec l’étude menée dans le canton de Vaud en 2012 (ado@internet) auprès de jeunes âgé·e·s de 14 ans lors de la première vague.
La Direction Générale de l’Enseignement Obligatoire (DGEO) nous a fourni un échantillon initial de 32 écoles et 4138 élèves de 10ème année de scolarisation obligatoire dans le canton de Vaud. Les analyses présentées se rapportent à un échantillon de 3006 (78.8%) élèves. Le questionnaire était en ligne du 28 octobre 2019 au 14 février 2020. Comme nous avions également pour objectif d’explorer le rôle des parents dans la gestion et l’utilisation des médias numériques chez les jeunes, nous avons proposé aux parents de participer à un court questionnaire dans la feuille d’informations relative à la participation de leur enfant à cette étude. Après avoir supprimé les questionnaires non exploitables (connexion sans réponse ou refus de participer), 206 questionnaires de parents étaient utilisables. Néanmoins, ce total a diminué au fur et à mesure du questionnaire atteignant 96 parents à la dernière question.
Des pondérations de premier niveau ont été calculées de manière à s’assurer que la distribution croisée entre le genre et la filière dans l’échantillon soit parfaitement similaire à celle observée dans l’ensemble de la population étudiée. Ceci nous a permis de présenter des résultats plus représentatifs de la réalité. Pour les parents, nous n’avons pas calculé de pondérations. Les résultats ne peuvent donc pas être généralisés et ne sont pas représentatifs. Ces données ont été récoltées dans un but exploratoire.
Environ un tiers des jeunes participant·e·s ont évalué leur utilisation des écrans et d’Internet comme étant au-dessus de la norme et excessive. Pourtant, 11% et 19% des jeunes interrogé·e·s dans le cadre de notre étude ont été considéré·e·s comme ayant, respectivement, un usage problématique d’Internet et de leur Smartphone.
Quasiment tous les jeunes (95%) en 10ème année possèdent leur propre smartphone. Dans notre enquête, l’âge moyen et médian de l’acquisition d’un smartphone est d’environ 10 ans selon les jeunes. Environ la moitié des jeunes rapportent dormir directement à côté de leur smartphone (53%) et ne pas l’éteindre ou ne pas activer le mode avion durant la nuit (50%). Un nombre très important de participant·e·s (75%) rapportent faire leurs devoirs avec leur smartphone à proximité. La majorité des jeunes ayant participé à notre étude considèrent que l’interdiction des téléphones portables durant les heures de cours est utile.
Les règles que les parents mettent en place pour essayer de réguler l’utilisation des écrans et d’Internet à la maison concernent avant tout la durée et moins le contenu. Tout comme l’étude ado@internet menée en 2012, nos résultats semblent indiquer que, du point de vue des jeunes, les règles des parents concernant l’utilisation des écrans et d’Internet semblent continuer d’être peu strictes et/ou peu fréquentes. Nos données démontrent que les filles sont davantage soumises à des règles concernant les écrans et Internet que les garçons.
Quasiment tous les jeunes (95%) interrogé·e·s dans notre étude ont rapporté être inscrit·e·s sur au moins un réseau social. Bien que l’application de messagerie instantanée WhatsApp ait été interdite au moins de 16 ans en 2018, quasiment la totalité des jeunes (96%) utilisent cette application pour communiquer.
De manière générale, le point positif d’Internet le plus souvent rapporté par les jeunes est la communication avec les ami·e·s (55%) suivi de près par l’accès rapide aux informations (54%) et écouter de la musique (46%). Du point de vue des parents, les trois points positifs rapportés concernaient l’accès rapide aux informations, la communication avec la famille et la connexion au monde entier, la communication avec les ami·e·s arrivant seulement en quatrième position.
Dans notre étude, un nombre relativement important (35%) de jeunes rapportent avoir déjà reçu une image à caractère sexuel sans l’avoir sollicitée. Sans différence entre les filles et les garçons, 7% des jeunes ont déjà envoyé leur propre image. Au total, 5% des jeunes de notre étude ont déjà partagé une image à caractère sexuel d’une autre personne sans son consentement.
Pour les jeux free-to-play qui sont des jeux gratuits dans lesquels il est possible de payer à un moment donné pour avancer ou améliorer le jeu, 66% des jeunes interrogé·e·s dans le cadre de notre étude ont rapporté avoir joué à ce type de jeux au cours des 12 derniers mois. Environ 23% des jeunes de notre étude ont rapporté avoir déjà dépensé de l’argent réel pour acheter une loot box.
Le nombre d’utilisateurs·trices problématiques d’Internet n’a quasiment pas évolué en 8 ans passant de 11.7% en 2012 à 11.2% en 2020, alors qu’il y a eu une augmentation et une généralisation significatives des appareils permettant d’être connecté·e. La limite des deux heures d’écran par jour est largement dépassée et une limite de 4 heures par jour semble être plus en concordance avec les besoins actuels des jeunes.
Les jeunes ont intégré Internet dans leur quotidien, mais semblent, pour la grande majorité, le gérer sans problème. Il s’agirait également de déterminer si les questions utilisées dans le cadre des outils à disposition pour évaluer un usage excessif sont adaptées aux jeunes et à la société actuelle. En effet, cette étude a démontré un écart entre ces évaluations et la perception des jeunes sur leur propre utilisation signifiant, possiblement, que les jeunes considèrent un usage excessif d’une autre manière ou sur d’autres éléments.
Geographic coverage
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Canton de Vaud
Analysis unit
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L’unité d’analyse est l’individu. Le nombre de questionnaires utilisables était de 3006
Universe
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Élèves de 10ème année HARMOS du canton de Vaud
Kind of data
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Survey
Sampling procedure
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Echantillon aléatoire des écoles du canton
Mode of data collection
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Online survey
Research instrument
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questionnaire
摘要
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迄今为止,关于数字媒体与青少年之间关系的文献主要集中于探讨其负面影响。青少年使用互联网的积极方面则鲜为人知。尽管如此,沃州的政治目标之一是进一步发展青少年的数字教育,这一目标已经在瑞士罗曼语区课程计划中的媒体、图像、信息与通信技术(MITIC)主题中得到体现,旨在促进预防措施的实施,并促进青少年对数字工具和媒体文化的接触。除了缺乏关于互联网和数字媒体使用对青少年可能产生积极影响的现有研究之外,近年来还出现了新的在线实践,如色情短信发送或在线赌博(gambling-gaming)。
本研究于2019-2020学年进行,其目标包括:(1)评估10年级HarmoS学生(约13-14岁)对数字媒体的利用水平及其可能产生的积极影响,这些影响由青少年及其父母感知;(2)确定父母实施的有关屏幕使用的规定和措施,及其对子女媒体使用的影响;(3)将本研究与2012年沃州进行的针对14岁青少年的ado@internet研究进行比较。
沃州义务教育总局(DGEO)为我们提供了初始样本,包括32所学校和4138名10年级学生。分析数据基于3006名(78.8%)学生。问卷在线上于2019年10月28日至2020年2月14日进行。鉴于我们还有探索父母在青少年媒体管理和使用中作用的目標,我们向父母提供了关于其子女参与本研究的简要问卷。在排除不可用问卷(无响应或拒绝参与)后,共有206份父母问卷可供使用。然而,在问卷进行过程中,这一总数有所减少,到最后一个问题时降至96位父母。
为了确保样本中性别和学科分布与整个研究人群的分布完全一致,我们计算了初级权重。这使我们能够提供更具代表性的结果。对于父母,我们没有计算权重。因此,结果不能推广,也不具代表性。这些数据收集的目的是探索性的。
大约三分之一的参与者认为他们使用屏幕和互联网的程度高于标准且过度。然而,在我们研究的青少年中,有11%和19%的人被认为分别有问题的互联网和智能手机使用。
几乎所有10年级的青少年(95%)都拥有自己的智能手机。根据青少年的说法,平均和中等年龄为10岁左右。大约一半的青少年报告说他们直接睡在智能手机旁边(53%)并且在夜间不关闭或激活飞行模式(50%)。大量的参与者(75%)报告说他们在智能手机附近做作业。本研究中大多数参与青少年认为禁止在上课时间使用移动电话是有益的。
父母为试图调节家庭中屏幕和互联网的使用而制定的规定主要涉及时长而非内容。与2012年进行的ado@internet研究相似,我们的结果似乎表明,从青少年的角度来看,父母关于屏幕和互联网使用的规则似乎仍然不够严格或不够频繁。我们的数据显示,女孩比男孩更容易受到有关屏幕和互联网的规则约束。
在我们的研究中,几乎所有青少年(95%)都报告说至少在一家社交网络上注册。尽管即时通讯应用WhatsApp在2018年被禁止至少16岁使用,但几乎所有青少年(96%)都使用这个应用进行沟通。
总体而言,青少年最常提到的互联网的积极方面是与朋友沟通(55%),其次是快速获取信息(54%)和听音乐(46%)。从父母的角度来看,报告的三个积极方面分别是快速获取信息、与家人沟通和与世界连接,而与朋友沟通仅排在第四位。
在我们的研究中,相当一部分(35%)的青少年报告说他们已经无意中收到过色情图像。在女孩和男孩之间没有差异,7%的青少年已经发送过自己的色情图像。总共,5%的青少年在我们的研究中已经分享了未经他人同意的色情图像。
对于免费游玩的游戏,这些游戏是免费游戏,玩家可以在某个时刻支付以推进或改善游戏,本研究中66%的青少年报告说在过去12个月中玩过这种类型的游戏。大约23%的青少年报告说他们已经用真实货币购买过 loot box。
在8年的时间里,互联网使用问题用户的数量几乎没有变化,从2012年的11.7%上升到2020年的11.2%,尽管连接设备的增加和普及具有重要意义。每天两小时的屏幕使用限制被广泛超过,而每天四小时的限制似乎更符合当前青少年的需求。
青少年已经将互联网融入日常生活,但似乎大多数人都能很好地管理它。此外,还需要确定用于评估过度使用的工具中的问题是否适合青少年和当今社会。事实上,这项研究表明了这些评估与青少年对自己使用情况的感知之间存在差距,这可能意味着青少年对过度使用的定义或考虑的因素与成人不同。
地理覆盖范围
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沃州
分析单位
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分析单位为个人。可用问卷的数量为3006
总体
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沃州10年级HARMOS学生
数据类型
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调查
抽样程序
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对沃州学校的随机抽样
数据收集方式
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在线调查
研究工具
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问卷
提供机构:
data.unisante.ch



