Demographic and Health Survey 1987 - Burundi
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Abstract
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Cette étude nationale permet d'estimer certains paramètres démographiques d'une part et de fournir des informations sur les attitudes et pratiques de la planification familiale chez les femmes burundaises et leurs maris, et sur la santé de la mère et de l'enfant. Les objectifs de l'enquête sont les suivants:
- Etudier les niveaux et les déterminants de la fécondité;
- Etudier la connaissance et l'utilisation des méthodes contraceptives et les attitudes envers la planification familiale chez les femmes et leurs maris;
- Etudier les niveaux et les causes de la mortalité infantile dont la connaissance est vitale pour une meilleure action sanitaire dans ce domaine;
- Etudier les différents aspects liés à la santé des enfants dont l'étude de la prévalence et du traitement de la diarrhée ainsi que l'état nutritionnel des enfants agés de moins de trois ans par le biais des mesures anthropométriques;
- Fournir aux responsables et administrateurs des programmes de population et de santé au Burundi des données de base actualisées et de qualité sur la fécondité, la mortalité, la planification familiale et la santé.
Les conclusions principales sont présentées ci-après:
- La fécondité au Burundi est très élevée et, au niveau national, elle ne semble pas être en baisse: la somme des naissances r6duites est de 6,8 enfants chez les femmes de 15-44 ans, et la descendance atteinte par les femmes 40-49 ans est de 6,9 enfants. Une baisse de la fécondité s'est amorcée seulement chez deux groupes de femmes qui constituent de très faibles proportions des femmes aux âges féconds: les femmes urbaines et les femmes qui ont atteint le niveau d'éducation secondaire.
- Le mariage quasi-universel contribue au haut niveau de la fécondité: 92 pour cent des femmes s'étaient mariées avant l'âge de 25 ans, et 83 pour cent des femmes de 25-49 ans étaient en union au moment de l'enquête. Pourtant, l'âge au premier mariage (médiane 19,5 ans) n'est pas précoce par rapport à d'autres pays en Afrique au sud du Sahara. L'âge au premier mariage semble, aussi, être en hausse chez les jeunes générations (femmes de 15-24 ans).
- La durée très longue de l'allaitement (médiane de 24 mois) et la longue durée d'aménorrhée qui en résulte (médiane de 18 mois), constituent le seul élément qui tend à contenir la fécondité maritale. La période d'abstinence post-partum est très courte (médiane de 1 mois) et l'utilisation de la contraception est pratiquement inexistante. (taux de prévalence pour les méthodes modernes de 1 pour cent).
- Néanmoins, il y a des indications que la population burundaise pourrait être bien disposée à la planification familiale, aussi bien pour la limitation que pour l'espacement des naissances. La connaissance des méthodes contraceptives est assez répandue: 70 pour cent de l'ensemble des femmes et 92 pour cent des maris connaissent au moins une méthode.
- En ce qui concerne la mortalité des enfants, le quotient 5q0 durant la période de 1982-86 était de 152 pour mille. La mortalité infantile (75 pour mille) est relativement faible par rapport à la mortalité de 1 à 4 ans (83 pour mille). La mortalité des enfants semble être en baisse: le quotient 5q0 6tait de plus de 200 pour mille pour les périodes plus éloignées de l'enquête (1972-76:224 pour mille; 1977-81: 234 pour mille).
- Concernant la santé de la mère, l'enquête a montré que la grande majorité des femmes (79 pour cent) ont bénéficié d'une visite prénatale à un service sanitaire pour les naissances des cinq dernières années, mais que très peu d'accouchements (19 pour cent) se sont faits avec l'aide d'un médecin ou d'un autre personnel médical qualifié.
- L'enquête a collect6 également des données sur la couverture vaccinale au Burundi. Les deux tiers des enfants de 12-23 mois ont des carnets de santé que l'enquêtrice a vus plus de la moitié (58 pour cent) de ces enfants ayant des carnets ont été vaccinés contre toutes les maladies: BCG, Polio, DTCoq et Rougeole.
- Enfin, I'EDS a permis l'analyse des mesures anthropométriques pour les enfants de 3 à 36 mois des femmes enquêtées. Les indices étudiés sont: le poids-pour-taille, la taille-pour-âge et le poids-pour-âge. La dénutrition chronique modérée à sévère est très prévalente: presque la moitié des enfants de 3 à 36 mois sont concernés par ce type de malnutrition. Par contre, la dénutrition aigüe modérée à sévère est peu prévalente.
Geographic coverage
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National
Analysis unit
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- Ménages
- Femmes âgées de 15 à 49 ans
- Maris âgés de 20 à + de 50 ans
- Enfants âgés de 3 à 36 mois
Universe
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L'enquête a couvert tous les membres du ménage de jure : toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans résidant dans le ménage, les maris âgés de 20 à + de 50 ans et tous les enfants âgés de 3 à 36 mois.
Sont exclus de l'enquête, les personnes résidant dans les camps militaires, les résidents des internats de filles et les membres des ménages (« rugo » en milieu rural) dont le chef est ressortissant d'un pays étranger non limitrophe (c'est-à-dire, autre que le Rwanda, la RDC et la Tanzanie)
(Un rugo constitue une unité d'habitations (inzu) de tous les membres d'une même famille et est entourée d'une clôture (urugo) faite de bambous. source http://whc.unesco.org)
Kind of data
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Sample survey data [ssd]
Sampling procedure
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OBJECTIFS
On s'est donné comme objectif de constituer un échantillon de 5.000 femmes de 15 à 49 ans, ainsi que de 750 hommes mariés, de manière à représenter les populations de fait correspondantes dans l'ensemble du Burundi. Comme l'enquête devait également appréhender le volet "santé maternelle et infantile", le sous-échantillon des enfants ågés de 3 à 36 mois a été retenu en vue de relever le poids et la taille de ces enfants. Il s'agissait de tous les enfants dont les mères devaient être enquêtées.
Trois petites catégories ont été cependant exclues:
- les personnes résidant dans les camps militaries
- les résidents des internats de filles
- les membres des ménages (rugo en milieu rural) dont le chef est ressortissant d'un pays étranger non limitrophe (c'est-à-dire, autre que le Rwanda, le Zaïre et la Tanzanie).
Nous avons interprété la "taille" de 5.000 pour l'échantillon dans le sens de 5.000 femmes effectivement enquêtées. L'expérience des autres pays africains indique qu'on pourrait prévoir une perte dans l'ordre de 10 pour cent lors des différentes opérations, que ce soit la conséquence:
- d'une couverture incomplète lors du dénombrement des ménages
- des ménages non-contactés
- des ménages qui refusent l'enquête
- des individus (femmes ou maris sélectionnés) non-contactés
- des individus qui refusent l'enquête
- des individus exclus à la suite d'une déclaration erronnée (par exemple femme agée de 49 ans déclarée 50).
Nous avons introduit donc un facteur de correction de 100/90 = 1,111 pour compenser ces pertes dès le début. C'est-à-dire que nous avons adopté l'objectif de tirer un échantillon de 5.555 femmes afin d'en enquêter 5.000.
DONNEES DE BASE
Le Burundi est divisé en
- 15 provinces
- 114 communes (dont Bujumbura en est une)
- 2.454 collines (Bujumbura-viUe exclue)
- 8.050 sous-collines approximativement.
Le pays a été également découpé en 11 régions naturelles selon des critères surtout agricoles mais aussi suivant le mode de vie et la nature de l'habitat. Ces régions ne coupent jamais les limites des collines mais peuvent souvent couper les communes.
Le recensement démographique de 1979 a recensé au total 4.028.420 habitants. A l'époque, le nombre de provinces, celui des communes et même le nombre de collines étaient différents des chiffres cités plus haut. L'effectif total de population a été cependant re-ventilé selon le nouveau découpage jusqu'au niveau des collines, et ensuite enregistré au Département de la Population pour servir aux besoins de l'échantillonnage EDS.
On a disposé également des projections de la population, basées sur le recensement, qui prévoyaient un total, au ler janvier 1987, de 4.922.000 habitants.
La population rurale est extrêmement dispersée. Bien que la densité soit très élevée (180 habitants par km2, environ, en 1987) il n'y a pratiquement pas de villages. Les habitants se groupent en "rugo" (habitations paysannes) qui sont éloignées l'un de l'autre. Au recensement on a estimé 6,3 personnes en moyenne par rugo et 6,6 pour la période actuelle.
D'après le recensement, les femmes de 15 à 49 ans constitueraient 23,7 pour cent de la population. Le chiffre correspondant à Bujumbura serait de 21,6 pour cent. On a supposé les mêmes taux pour 1987.
TAUX DE SONDAGE
Il est évident que le mode de vie de la population urbaine au Burundi est très différent de celui de la population rurale. De plus, le premier mène le deuxième, dans ce sens que les phénomènes de la modernisation paraissent d'abord en milieu urbain et se diffusent peu à peu en milieu rural. La conséquence pour la présente enquête est qu'il importe d'estimer avec précision les résultats relatifs au milieu urbain que nous pouvons considérer comme "groupe-cible" du comportement.
En ce qui concerne la ville de Bujumbura un nouveau périmètre vient d'être établi par l'administration. Nous avons adopté celui-ci pour les besoins de l'enquête. Quant aux autres villes, on considère que seul Gitega possède vraiment le caractère urbain. Une visite sur le terrain a permis de vérifier que, si on met de coté la population institutionnelle, la colline administrative de Nyamugari couvre presque la totalité de la zone urbanisée de cette ville. Vue l'avantage de travailler en termes de collines entières, nous avons adopté cette colline comme définissant le secteur urbain.
Des travaux préliminaires de cartographie ont été effectués pour estimer le taux d'occupation des différents quartiers de la ville de Bujumbura. Suite à ces travaux, on a estimé que la population urbaine est d'environ 180.000, dont 170.000 à Bujumbura, et 10.1300 habitants à Gitega-Ville (colline de Nyamugari). Sur une population totale de 4.922.000 habitants (estimations de 1987), le secteur urbain du Burnndi constituerait donc 3,6 pour cent de la population nationale (3,3 pour cent de la population féminine de 15 à 49 ans). Cela veut dire que dans un échantillon de 5.000 femmes tiré à probabilité égale, on aurait trouvé en moyenne 165 femmes résidant dans le milieu urbain. Avec un échantillon aussi faible il aurait été impossible d'établir des estimations valables relatives à ce secteur.
La solution adoptée a été de suréchantillonner le milieu urbain en appliquant un taux de sondage 5 fois plus élevé qu'en milieu rural.
L'effectif de femmes déduit nous a permis de calculer le taux (F) de sondage, sachant qu'il fallait appliquer un taux 5 fois plus élevé en milieu urbain qu'en milieu rural et que nous cherchions à atteindre un effectif de 5.555 femmes.
F a été calculé en résolvant l'équation suivante:
5 F x 38.900 + 1 F x 1.139.100 = 5.555
d'où
- F rural = 1/240
- F urbain = 1/240x5=1/48
Les taux de sondage rural et urbain appllqués aux effectifs estimes correspondants devaient fournir les effectifs suivants: 4.746 femmes rurales et 810 femmes urbaines. En tenant compte de la perte de 10 pour cent, ces effectifs devaient revenir à 4.270 en milieu rural et 730 en milieu urbain, soit 5.000 femmes au total.
SONDAGE EN MILIEU RURAL
Une enquête nationale effectuée par interview personnelle doit être basée sur un échanfillon à deux degrés au moins. Dans un premier temps on doit sélectionner un échantillon aréolaire, constitué d'un certain nombre de zones; ensuite on doit tirer au sein de chaque zone un certain nombre de maisons, de ménages ou de personnes.
Base de sondage en milieu rural
Au Burundi le type d'unité aréolaire la plus petite pour laquelle on dispose d'une liste est la colline, au moins en milieu rural.
La taille moyenne des 2.453 collines rurales est de l'ordre de 2.000 habitants, mais varie entre 200 et 11.000, leur superficie moyenne étant de 10 km2. Cette taille moyenne est trop grande pour que les collines constituent l'unité ultime de sondage aréolaire, vu que le dénombrement des rugo deviendrait excessivement lourd et en même temps les rugo de l'échantillon final seraient excessivement dispersés. On a cherché donc un moyen de définir des unités plus petites et si possible moins variables de taille. On a trouvé en effet une telle unité, la sous-colline, qui est identifiée avec sa population dans les dossiers du recensement relatifs à chaque colline, bien qu'il n'existe pas de liste. Les sous-collines comportent environ 600 habitants en moyenne. Malheureusement elles sont très variables de taille, ce qui pourrait augmenter la variance erreur de l'enquête. On a donc regroupé les plus petites (taille en-dessous de 200 habitants) avec une souscolline voisinante sur la liste, et on a subdivisé les plus grandes (taille au dessus de 1.000 habitants) en parties égales en nombre suffisant pour que chacune ait moins de 1.000 habitants. Une liste des rugo a été établie pour chaque sous-colline échantillonnée en effectuant une visite à la sous-colline pendant les 6 mois précédant l'enquête.
La stratification en milieu rural
Les 11 régions naturelles telles qu'elles ont été décrites dans le premier chapitre ont constitué des strates assez convenables eu milieu rural, vu leur rapport avec les conditions socioéconomiques et de santé de la population. Dans chacune de ces régions naturelles, on a tiré un nombre de sous-collines proportionnel à la taille de la région. On a d'abord établi une liste des communes par ordre "serpentin", allant de l'ouest à l'est et en descendant du nord au sud à l'intérieur de chaque région. Le tirage étant systématique, l'ordre géographique a joué par conséquent le rôle d'une variable de stratification. A l'intérieur des communes la liste des collines a été établie en ordre alphabétique.
La sélection des collines, des sous-collines et des rugo:
Le sondage est à trois degrés: collines, sous-collines, rugo. Afin de contrôler l'effet de la taille variable des unités areolaires on a tiré l'échantillon aux deux premiers degrés avec probabilité proportionnelle à la taille. Notons, cependant, que les mesures de taille ne sont pas les memes pour les deux degrés. Au ler degré on a pu se baser sur les données du recensement tandis qu'au 2e degré (sous-collines) on ne disposait que du précomptage qui a précédé le recensement et dont les résultats se trouvent dans le dossier de chaque colline. Ces deux sources ne concordent pas en général. Enfin ni l'une ni l'autre ne concorde avec le nombre de rugo établi pour chaque souscolline de l'échantillon lors du dénombrement dont nous avons fait mention à la fin du paragraphe.
Nous avons donc:
Ni = population recensée dans la colline i
Nij = population énumérée au ptécomptage dans la sous-colline i j
Mij = nombre de rugo énumérés lors du dénombrement dans la souscolline ij quelques mois avant l'enquête.
Examinons de plus pres les modalités du sondage aux trois degrés:
1er degré
Le nombre de collines ah à tirer dans la strate h (région naturelle) a été d'abord déterminé en proportion avec la population recensée de la strate. Comme on a voulu tirer 100 collines au total on a calculé:
a h = Population de la strate x 100 / Population totale rurale
arrondi à l'entier, ces populations étant celles du recensement.
On a effectué ensuite dans chaque strate h un tirage systématique de ah collines avec probabilities proportionnelles aux tailles Ni. L'intervalle de sondage a été somme(Ni/ah), cette somme s'étendant sur
l'ensemble des collines de la strate h.
2e degré
Au second degré on a tiré au sein de la colline i une seule sous-colline i j avec probabilité proportionnelle à la taille Ni j.
3e degré
Au 3e degré on a tiré mij rugo sur les Mij dénombrés.
Identification des rugo d'enquête
Des listes des chefs de rugo ont été établies avec l'aide des chefs de sous-collines lors du travail de cartographie et de dénombrement. A partir de ces listes, des rugo au nombre de mxj ont été sélectionnés et identifiés dans chaque sous-colline i j de l'échantillon. L'habitat au Burundi est très dispersé. Pour réduire la dispersion des rugo échantillonnés, sans avoir une concentration excessive, on a tiré dans chaque sous-colline 2 suites de rugo consécutifs figurant sur la liste et de manière à ce que les rugo débutant chaque suite soient séparées par un intervalle égal à la moitié de la liste. Par la suite, les enquêtrices ont dû enquêter toutes les femmes agées de 15 à 49 ans, présentes dans les rugo échantillonnés la nuit précédant la visite de l'enquêtrice, et dont le chef de rugo était burundais ou ressortissant d'un pays limitrophe.
SONDAGE EN MILIEU URBAIN
Base de sondage et stratification en milieu urbain
La méthode de tirage utilisée en milieu rural n'était pas applicable en ville. Les villes de Bujumbura et de Gitega sont divisées en zones et quartiers. Ces demiers sont assez homogènes a l'intérieur, du point de vue de leurs conditions socio-économiques et de l'habitat. Il convenait donc de les considérer comme des strates de sondage.
Il s'agit ensuite de définir l'unité de sondage aréolaire. On a procédé par le regroupement d'un certain nombre de parcelles limitrophes pour constituer des segments, en se basant sur les cartes parceliaires qui sont disponibles pour les différents quartiers des deux villes. Les parcelles varient de 1 à 20 habitants. D'ailleurs la moyenne varie fortement selon le quartier. On a voulu constituer des segments d'une taille moyenne de 500 habitants très approximativement. Afin de regrouper les parcelles en des segments de cette taille il a fallu estimer d'abord la densité d'occupation. Deux méthodes ont été utilisées afin d'estimer l'effectif moyen de population par parcelle.
1.Dans les anciens quartiers de Bujumbura on dispose des résultats du recensement de 1979 pour chaque parcelle. On a tir6 un échantillon systématique de 30 parcelles par quartier. Les agents de terrain ont dénombré les habitants de ces parcelles et à partir de ces resultats on a estimé le taux d'accroissement de la population depuis 1979, par quartier, en comparant ces chiffres avec les effectifs recensés en 1979 dans les mêmes parcelles.
2. Pour Gitega, et pour les quartiers de Bujumbura qui ont connu une importante extension depuis le recensement, cette méthode n'est plus possible. On a donc tiré un échantillon systématique de 50 parcelles dans chaque quartier, à partir duquel on a estimé directement la population actuelle. Après avoir calculé la densité d'occupation pour chacun des quartiers, on a constitué des segments de 500 personnes et effectué le tirage systématique de 1 segment sur 8. Une fois les segments sélectionnés, des listes de ménages résidant dans ces segments ont été établies et on y a tiré un échantillon systématique de 1 ménage sur 6. Les distances en ville étant beaucoup moins grandes qu'en milieu rural, on n'a pas appliquée la méthode de tirage par suites. Un cas particulier a été réservé aux homes universitaires de filles. En les insérant dans leur quartier d'appartenance, on aurait couru le risque soit de les enquêter toutes si leur segment était tiré, soit de n'en enquêter aucune dans le cas contraire. Pour éviter ce biais, on a considéré ce cas à part en établissant une liste exhaustive de toutes les filles résidant dans le campus universitaire et en effectuant directement un tirage systématique de 1/48.
Au total, nous avons obtenu un échantillon de 45 segments y compris ce dernier cas. Comme dans le milieu rural, les enquêtrices devaient interviewer toutes les femmes é1igibles présentes dans le ménage la nuit précédant la visite de l'enquêtrice.
L'ECHANTILLON DES MARIS
Le plan de l'enquête a prévu un échantillon de 750 maris de femmes enquêtées. Pour effectuer cet échantillonnage, on a procédé au calcul du taux de sous-échantillonnage à partir des données du recensement de 1979 relatives à la répartition des femmes de 15 à 49 ans selon l'état matrimonial. Ces données montraient que le nombre moyen de maris pour 100 femmes était de 58,3 dont 53,8 pour cent étaient monogames, 4,1 pour cent bigames et 0,4 pour cent trigames. En supposant que 2 femmes d'un même mari n'habitent pas le même rugo, ni le même ménage urbain (hypothèse justifiée compte tenu des moeurs du pays), un homme qui a deux femmes n'avait pas deux chances d'être enquêté puisqu'il n'habitait qu'un seul rugo ou ménage. Pour 100 femmes il y a 58,3 maris; donc pour les 5.000 femmes de l'échantillon, il y aurait 2.915 maris.
Il fallait donc prendre un sous-échantillon de 1 sur 4 parmi les maris co-résidants des femmes interviewées pour obtenir un échantillon d'environ 750 maris. Le choix a été effectué au bureau en tirant 1 rugo sur 4 en milieu rural ou 1 ménage sur 4 en milieu urbain et en enquêtant tous les maris co-résidants des femmes enquêtées dans le rugo ou le ménage en question.
Sampling deviation
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L'effectif de 5.000 prévu par le sondage. 98 pour cent des femmes éligibles identifiées dans le tableau du questionnaire collectif ont été interviewées. La perte est donc survenue au niveau de l'identification des femmes éligibles.
Il peut y avoir plusieurs raisons. L'une des grappes rurales de l'imbo était vide. Tous les habitants de cette grappe ont déménagé à cause d'inondations graves et fréquentes. Il se peut que:
1) la liste des chefs de rugo des sous-collines, établie pendant la phase cartographique, ne soit pas exhaustive;
2) les listes établies par les enquêtrices, lors de la visite dans le rugo, ne soient pas complètes;
3) les femmes qui étaient résidentes absentes à cause des migrations saisonnières n'ont pas été récupérées comme visiteuses;
4) les enquêtrices aient volontairement rajeuni des femmes de 15, 16, ou 17 ans à 14 ans ou moins, ou codé résidentes absentes des femmes qui étalent présentes ou visiteuses, pour avoir moins de femmes à interviewer.
Dans l'analyse des donnée, s, le nombre de femmes a été ramené à 3.970, après avoir effectué la pondération des résultats obtenus en milieu urbain qui a été surreprésenté 5 fois par rapport au milieu rural.
Mode of data collection
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Face-to-face
Research instrument
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Le questionnaire de l'enquête a été préparé à partir du questionnaire de base du programme EDS en tenant compte des réalités socio-culturelles et démographiques du Burundi. Trois volets principaux composent le questionnaire de l'enquête: le questionnaire collectif, le questionnaire individuel femme et le questionnaire individuel mari.
Les questionnaires de l'enquête ont d'abord été préparés en français. Par la suite on a préparé une version en Kirundi, puis la version en Kirundi a été re-traduite en français pour verifier que la version en Kirundi correspondait exactement au questionnaire de base en français. Il était prévu que la plupart des femmes et des maris seraient interviewés en Kirundi. On a mis à la disposition de chaque enquêteur et chaque enquêtrice quelques questionnaires en français pour qu'ils soient utilisés en cas de besoin, par exemple si une femme ou un mari était un ressortissant d'un pays limitrophe et ne parlait pas le Kirundi.
Le questionnaire collectif comprend un groupe de questions relativement simples qui sont demandées à chaque membre du rugo et à chaque visiteur ayant passé la nuit précédant le jour de l'interview dans ce rugo: nom, et prénoms, lien de parenté avec le chef du rugo, état de résidence, sexe, âge et état matrimonial.
Le questionnaire individuel femme comprend huit sections qui traitent de trois themes principaux:
a) Nuptialité, fécondité et mortalité infantile et juvénile, y compris l'historique des naissances de tous les enfants de chactme des femmes enquêtées; Régulation de la fécondité, y compris la connaissance, la pratique, et les raisons de la nonutilisation de la planification familiale;
c) Santé de la mère et de l'enfant, y compris les visites prénatales, l'assistance à l'accouchement, l'allaitement au sein, la prévalence et le traitement de la diarrhée, les vaccinations et les mesures anthropométriques des enfants âgés de moins de trois ans.
Le questionnaire individuel mari traite surtout de la connaissance et de la pratique des méthodes contraceptives et des attitudes vis-à-vis de la planification familiale.
Cleaning operations
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L'exploitation des données a comporté les quatre phases suivantes:
1. Réception et classement des dossiers: Les questionnaires remplis et controlés sur le terrain étaient envoyés au bureau central où, après controle d'exhaustivité, ils étaient classés selon l'ordre du rugo par chaque segment de l'échantillon.
2. Vérification manuelle et codification: Avant la saisie, les questionnaires ont été soumis à un contrôle rigoureux de tous les aspects de la qualité de la collecte: sondage des éligibles, vraisemblance et cohérence des résultats, filtres, exhaustivité des réponses. La codification concernait une seule question (Profession du mari: Q707). Les agents de vérification ont en même temps listé les réponses qui ne correspondaient pas aux codes prévus dans le questionnaire, c'est-à-dire les réponses "autres" que les enquêtrices ont enregistrées par écrit.
3. Saisie des données: La saisie des données s'est faite sur trois micro-ordinateurs IBM avec le logiciel ISSA (Integrated System for Survey Analysis), qui a été créé exprès pour les besoins des enquêtes EDS.
4. Epuration des données: De même que la saisie, l'épuration des données s'est faite avec le logiciel ISSA. L'épuration s'est faite à trois étapes:
a) Le logiciel de la saisie comprend des éléments de vérification afin de détecter les erreurs enregistrées dans le questionnaire (incohérences, suite des filtres, etc.) et les erreurs de frappe.
b) Après la saisie, les questionnaires de chaque segment ont été soumis à un programme de vérification batch plus exhaustif.
c) Après l'épuration des données, les dates des évènements ont été imputées, dans le cas ou ces informations n'ont pas été enregistrées dans le questionnaire (date de naissance de la femme, date du premier mariage de la femme, date de naissance des enfants, âge au décès des enfants décédés, date de naissance du mari dans le questionnaire mari).
Par rapport à d'autres pays en développement, ces informations manquaient rarement dans les questionnaires de I'EDS au Burundi, sauf pour le mois de naissance des adultes. Les proportions (non-pondérées) des réponses imputées sont présentées comme suit:
(i) Date de naissance de la femme (imputée à partir de l'année de naissance et/ou l'âge actuel)
Mois et année imputes: 0,7%
Mois impute: 61,0%
(ii) Date du premier mariage de la femme
Mois et année imputes: 1,9%
Mois impute: 28,0%
(iii) Date de naissance des enfants (imputés à partir de l'année de naissance et/ou l'age actuel)
Mois et année imputés: 0,3%
Mois impute: 20,0%
(iv) Age au décès des enfants décédés: 1,2%
(v) Date de naissance du mari (imputée à partir de l'année de naissance et/ou l'âge actuel)
Mois et année imputes: 0,2%
Mois impute: 85,3%
Response rate
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Au total, 3.970 femmes de 15-49 ans ont été interviewées avec succès, contrairement à l'effectif de 5.000 prévu par le sondage. 98 pour cent des femmes éligibles identifiées dans le tableau du questionnaire collectif ont été interviewées. La perte est donc survenue au niveau de l'identification des femmes éligibles.
Sampling error estimates
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Les estimations qui figurent dans ce rapport ont été obtenues à partir d'un échantillon non auto-pondéré de 3970 femmes âgées de 15-49. Si l'enquête avait été effectuée auprès d'autres femmes, on a tout lieu de penser que les fréquences des réponses auraient été quelque peu différentes de celles qu'on a présentées. C'est cette incertitude que reflète l'erreur de sondage; celle-ci permet donc de mesurer le degré de variation des réponses suivant l'échantillon. L'erreur-type (ET) est un indice particulièrement utile pour mesurer l'erreur de sondage. On l'estime à partir de la variance des réponses dans l'échantillon même. Cet indice a d'ailleurs pour propriété que, dans deux échantillons sur trois, la valeur vraie d'un paramètre pour l'ensemble d'une population se trouve à l'intérieur de l'intervalle _+ ET, de part et d'autre de la moyenne observée et dans 19 échantillons sur 20 à l'intérieur de +2ET.
Ceci suppose évidemment, que les réponses à l'enquête sont elles-mêmes vraies. A titre d'exemple, pour l'ensemble des femmes, I'EDS au Burundi a donné un nombre moyen d'enfants nés vivants de 3,022 auquel correspond une erreur-type de 0,047 enfant. La fourchette dans laquelle se place la moyenne _+2ET est donc de 2,929 à 3,115. La probabilité que la vraie valeur ne soit pas à l'intérieur de cet intervalle est de 5 pour cent, si on suppose que les femmes enquêtées ont répondu correctement aux questions dans le tableau des naissances.
Il existe un deuxième indice souvent utile qui s'intitule la racine carrée de l'effet du plan de sondage ou effet de grappe: c'est le rapport de l'erreur-type observée sur l'erreur-type qu'on aurait obtenue si on avait eu recours à un sondage aléatoire simple. Cet indice révèle dans quelle mesure le plan de sondage qui a été choisi (au Burundi, un échantillon à degrés multiples stratifiés) se rapproche d'un échantillon aléatoire simple de la même taille. Autrement dit, la REPS mesure la perte de précision de sondage due au fait qu'on a utilisé un plan de sondage complexe. Les deux principaux facteurs qui déterminent sa valeur sont le nombre moyen de ménages tirés dans chaque grappe et l'homogénéité relative des réponses pour une variable donnée, à l'intérieur et entre les grappes. Pour des échantillons tirés à partir de très petites grappes, ou pour de très petits sous-échantillons dans des grappes de n'importe quelle taille, et pour des variables relativement homogènes, on peut s'attendre à ce que l'effet de grappes ne soit pas très différent de 1. Ceci veut dire qu'on aura perdu très peu en matière de précision d'échantillonnage, du fait du tirage d'un échantillon en grappes par rapport à un sondage aléatoire simple.
Pour les formules et procédés d'estimation, consulter l'appendice B" erreur de sondage" du Rapport Final.
Trois tableaux on été produits pour examiner les érreurs de sondage.
Dans le tableau B.1, ERREURS DE SONDAGE POUR L'ENSEMBLE DE L'ECHANTILLON on présente pour l'ensemble de l'échantillon mari et de l'échantillon femme, la moyenne ou la proportion de la variable (m), l'erreur-type (ET), l'effectif de l'échantillon de base non-pondéré (N Non-Pon), l'effectif de l'échantillon de base pondéré (N Pondéré), l'effet de grappe (REPS), la corrélation intra-grappe (ROH), l'écart-type (s) et l'intervalle de confiance autour de la moyenne ou de la proportion au niveau de probabilité 95 pour cent (m-2ET à m+2ET),pour chacune des variables applicables.
Les tableaux B.2 ERREURS DE SONDAGE SELON LE MILIEU DE RESIDENCE et B.3 ERREURS DE SONDAGE SELON L'AGE ACTUEL, donnent, pour chacune des variables applicables de l'enquête femme, la moyenne ou pourcentage, l'erreur type, l'effectif de l'échantillon pondéré et non-pondéré et l'effet de grappe, pour certaines sous-populations.
摘要
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本国家级研究旨在估算某些人口统计学参数,并提供关于布隆迪女性及其配偶的计划生育态度和实践,以及母婴健康状况的信息。调查的目标如下:
- 研究生育水平和决定因素;
- 研究女性及其配偶对避孕方法和计划生育态度的知识和使用情况;
- 研究婴儿死亡水平和原因,这对于在该领域进行更好的卫生行动至关重要;
- 研究与儿童健康相关的各个方面,包括通过人体测量学测量儿童腹泻的患病率和3岁以下儿童的营养状况;
- 为布隆迪人口和卫生计划的负责人和管理人员提供关于生育、死亡、计划生育和健康的最新和高质量的基础数据。
主要结论如下:
- 布隆迪的生育率非常高,并且在全国范围内似乎并未下降:15-44岁女性的出生率总和为6.8个孩子,40-49岁女性的后代达到6.9个孩子。只有两个群体中的生育率开始下降,这两个群体在成熟女性中只占很小的比例:城市女性和达到中学教育水平的女性。
- 几乎所有女性(92%)在25岁之前结婚,25-49岁的女性中有83%在调查时处于婚姻状态。然而,首次结婚的年龄(中位数为19.5岁)与其他撒哈拉以南非洲国家相比并不算早。首次结婚的年龄似乎也在年轻一代(15-24岁女性)中上升。
- 长期哺乳(中位数为24个月)和由此产生的长期闭经(中位数为18个月)是唯一可能抑制婚生生育的因素。产后禁欲期非常短(中位数为1个月),并且避孕的使用几乎不存在(现代避孕方法的普及率仅为1%)。
- 尽管如此,有迹象表明布隆迪人可能对计划生育持积极态度,无论是限制还是间隔生育。避孕方法的知识相当普及:70%的女性和92%的男性至少知道一种方法。
- 关于儿童死亡率,1982-86年的5q0比率为每千名儿童152人。婴儿死亡率(每千名儿童75人)相对于1-4岁的死亡率(每千名儿童83人)相对较低。婴儿死亡率似乎在下降:调查距离较远的时期5q0比率超过每千名儿童200人(1972-76年:每千名儿童224人;1977-81年:每千名儿童234人)。
- 关于母亲的健康,调查表明,大多数女性(79%)在过去五年中受益于在卫生机构接受产前检查,但只有少数分娩(19%)是在医生或合格医疗人员的协助下进行的。
- 调查还收集了布隆迪的疫苗接种覆盖率数据。12-23个月大的儿童中有三分之二有健康手册,其中超过一半(58%)的儿童手册上记录了所有疫苗的接种情况:BCG、脊髓灰质炎、DTP和麻疹。
- 最后,EDS允许分析调查女性的3至36个月大儿童的体格测量。研究的指标包括:体重-身高比、身高-年龄比和体重-年龄比。慢性中度到重度营养不良非常普遍:近一半的3至36个月大的儿童受到这种类型营养不良的影响。相反,急性中度到重度营养不良很少见。
地理覆盖范围
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全国
分析单元
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- 家庭
- 15至49岁的女性
- 20至50岁及以上的男性
- 3至36个月大的儿童
总体
调查涵盖了所有合法家庭成员:居住在家庭中的所有15至49岁的女性,20至50岁及以上的男性,以及所有3至36个月大的儿童。以下人员不包括在内:驻扎在军事营地的居民,女宿舍的居民,以及家庭(农村地区的“rugo”)的首领是外国非邻国公民(即,除卢旺达、刚果民主共和国和坦桑尼亚以外的国家)。
(“rugo”是一种住宅单位(inzu),由同一家庭的全体成员组成,并围绕用竹子制成的栅栏(urugo)围起来。来源:http://whc.unesco.org)
数据类型
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样本调查数据 [ssd]
抽样程序
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目标
我们的目标是建立一个由5,000名15至49岁的女性和750名已婚男性组成的样本,以代表整个布隆迪的实际人口。由于调查还必须了解“母亲和婴儿健康”方面,因此选择了3至36个月大的儿童的子样本,以测量这些孩子的体重和身高。这包括所有需要接受调查的母亲的孩子。
然而,有三个小类别被排除在外:
- 居住在军事营地的居民
- 女宿舍的居民
- 家庭(农村地区的“rugo”)的首领是外国非邻国公民(即,除卢旺达、刚果民主共和国和坦桑尼亚以外的国家)。
我们解释了“5,000”对于样本来说是在实际调查的女性中的意思。其他非洲国家的经验表明,在各个操作过程中可能会出现大约10%的损失,无论是由于以下原因:
- 户籍登记的不完整
- 未接触到的家庭
- 拒绝调查的家庭
- 未接触到的个人(女性或男性被选为样本)
- 拒绝调查的个人
- 由于错误声明而被排除的个人(例如,49岁的女性被声明为50岁)。
因此,我们引入了一个100/90 = 1.111的校正因子,以补偿这些损失。这意味着我们采用了抽取5,555名女性的目标,以便调查5,000名。
基础数据
布隆迪分为
- 15个省
- 114个市(其中布琼布拉是一个市)
- 2,454个山丘(布琼布拉市除外)
- 大约8,050个次山丘。
国家还根据农业标准以及生活方式和居住性质划分为11个自然区域。这些区域永远不会跨越山丘的界限,但常常跨越市界。
1979年的人口普查共登记了4,028,420名居民。当时,省、市甚至山丘的数量与上述数字不同。但是,总人口数是根据新的划分重新分配的,直到山丘的水平,然后记录在人口部,以供EDS抽样之用。
我们还准备了基于人口普查的人口预测,预计到1987年1月1日总人口将达到4,922,000人。
农村人口极其分散。尽管密度非常高(1987年约为每平方公里180人),但实际上没有村庄。居民聚集在“rugo”(乡村住宅)中,彼此之间相距很远。在人口普查中,估计每个“rugo”平均有6.3人,目前为6.6人。
根据人口普查,15至49岁的女性占人口的23.7%。布琼布拉的比例为21.6%。据推测,1987年的比率相同。
调查率
显然,布隆迪城市人口的生活方式与农村人口的生活方式非常不同。此外,前者引领后者,这意味着现代化现象首先在城市出现,然后逐渐扩散到农村。对于本次调查而言,重要的是要准确估计与我们可以视为“目标群体”的行为相关的城市结果。
就布琼布拉市而言,行政机构刚刚制定了一个新的边界。我们采用了这个边界来满足调查的需要。至于其他城市,只有吉特加真正具有城市特征。实地考察证实,如果排除机构人口,尼扬加里亚行政山丘几乎覆盖了该城市的全部城市化区域。鉴于在山丘层面上工作的优势,我们采用了这个山丘来定义城市区域。
为了估计布琼布拉市不同地区的居住率,进行了初步的制图工作。在这些工作的基础上,估计城市人口约为180,000人,其中布琼布拉为170,000人,吉特加城(尼扬加里亚山丘)为10,130人。在一个总人数为4,922,000人(1987年的估计)的人口中,布隆迪的城市区域因此占全国人口的3.6%(女性15至49岁人口的3.3%)。这意味着在一个从概率上抽取的5,000名女性的样本中,平均会有165名女性居住在城市。在一个如此小的样本中,不可能对这一领域建立有效的估计。
因此,采取的方法是在城市区域进行过度抽样,其抽样率比农村高5倍。
由此得出的女性人数使我们能够计算出调查率(F),考虑到需要在城市地区比农村地区高5倍,并且我们试图达到5,555名女性的有效人数。
F是通过解决以下方程式计算的:
5 F x 38,900 + 1 F x 1,139,100 = 5,555
因此
- 农村F = 1/240
- 城市F = 1/240 x 5 = 1/48
将农村和城市地区的抽样率应用于估计的有效人数,应提供以下有效人数:4,746名农村女性和810名城市女性。考虑到10%的损失,这些有效人数应在农村地区为4,270人,在城市地区为730人,总共5,000名女性。
农村地区的调查
一项通过面对面访谈进行的全国性调查必须基于至少两级的样本。首先必须选择一个圆周样本,由一定数量的区域组成;然后必须在每个区域内抽取一定数量的房屋、家庭或个人。
农村地区的抽样基础
在布隆迪,最小的具有名单的圆周单位是山丘,至少在农村地区。
农村地区2,453个山丘的平均人口约为2,000人,但介于200人和11,000人之间,平均面积为10平方公里。这个平均规模太大,以至于山丘不能成为圆周样本的最终单位,因为对“rugo”的计数将过于繁重,同时样本最终“rugo”将过于分散。因此,我们寻找了一种定义更小且尽可能规模一致的单位的方法。我们确实找到了这样的单位,即次山丘,它在每个山丘的人口普查档案中被标识为与人口相关,尽管没有名单。次山丘的平均人口约为600人。不幸的是,它们的规模差异很大,这可能会增加调查的方差误差。因此,我们将规模较小的(规模在200人以下)与相邻的次山丘组合在一起,并将规模较大的(规模在1,000人以上)分成足够的部分,以便每个部分都有不到1,000人的规模。为每个抽样次山丘制定了“rugo”名单,在调查前6个月对次山丘进行访问时进行了制定。
农村地区的分层
11个自然区域(如第一章节所述)在乡村地区构成了相当合适的层,因为它们与人口的社会经济条件和健康状况相关。在每一个自然区域中,根据区域的大小抽取了一定数量的次山丘。
首先,按“之”字形顺序建立了一个市镇的列表,从西向东,从北向南,在每个区域内从上到下。由于抽样是系统的,因此地理顺序因此扮演了一个分层变量的角色。在市镇内部,按字母顺序建立了山丘的列表。
山丘、次山丘和“rugo”的选择
调查是三级进行的:山丘、次山丘、“rugo”。为了控制圆周单位规模可变性的影响,我们在前两个级别上按规模比例抽取样本。请注意,两个级别的规模测量并不相同。在第一级,我们可以根据人口普查数据来进行,而在第二级(次山丘)我们只有人口普查前的预计数,其结果存储在每个山丘的档案中。通常情况下,这两个来源并不一致。最后,两者都与每个样本次山丘在调查前几个月进行的计数中的“rugo”数量不一致。因此,我们:
Ni = 山丘i中的人口普查人口
Nij = 次山丘i j中的人口普查预计数
Mij = 在调查前几个月对次山丘ij进行计数时记录的“rugo”数量。
让我们更详细地看一下三个级别的抽样模式:
1级
在层h(自然区域)中抽取的山丘数量首先按比例与层的人口普查人口确定。由于我们想要总共抽取100个山丘,我们计算:
a h = 层的人口普查人口 x 100 / 总农村人口
四舍五入到整数,这些人口是人口普查的人口。
然后在每个层h中,按规模比例抽取ah个山丘,概率与Ni成正比。抽样区间为Ni/ah的总和,这个总和覆盖了层h中所有山丘。
2级
在第二级,在山丘i中按规模比例抽取一个次山丘i j。
3级
在第三级,在Mij个“rugo”中抽取mij个“rugo”。
调查“rugo”的识别
在制图和计数期间,在次山丘的首领的帮助下建立了“rugo”首领名单。从这些名单中,在样本每个次山丘i j中选择了mxj个“rugo”并进行识别。布隆迪的住宅非常分散。为了减少抽样“rugo”的分散性,同时避免过度集中,我们在每个次山丘中抽取了2个连续的“rugo”序列,这些序列出现在名单上,并且使得每个序列开始的“rugo”之间有一个等于名单一半的间隔。随后,调查员必须调查在调查员访问的前一晚在抽样“rugo”中存在的所有15至49岁的女性,以及“rugo”首领是布隆迪人或来自邻国的公民。
城市地区的调查
城市地区的抽样基础和分层
在乡村地区使用的抽样方法在城市地区不适用。布琼布拉和吉特加市被划分为区域和街区。后者在内部相当同质,从社会经济条件和居住条件的角度来看。因此,有必要将它们视为调查层。
然后,需要定义圆周样本单位。我们通过将相邻的几个地块组合在一起来组成段,这些地块基于两个城市的地块图。地块的人口从1到20人不等。实际上,根据街区,平均值差异很大。我们希望组成平均人口为500人的段,非常近似。为了将地块组合成这种规模的段,首先必须估计人口密度。使用了两种方法来估计每个地块的平均人口。
1. 在布琼布拉的旧街区,我们拥有每个地块1979年人口普查的结果。在每个街区抽取了30个地块的系统样本。地面工作人员对这些地块的居民进行了计数,并从这些结果中估计了自1979年以来每个街区的 population growth rate,通过与1979年相同地块的登记人口进行比较。
2. 对于吉特加,以及自人口普查以来扩展较大的布琼布拉街区,这种方法不再可行。因此,在每个街区中抽取了50个地块的系统样本,从中直接估计了当前的人口。在计算每个街区的居住密度后,我们组成了500人的段,并从每个段中抽取了1个段,概率为8。一旦选择了段,就建立了这些段中居住的家庭的名单,并从这些名单中抽取了1个家庭,概率为6。由于城市中的距离比乡村小得多,因此没有应用按序列抽取的方法。一个特殊情况留给了女大学生宿舍。如果我们把她们插入到她们所属的街区,那么如果她们所在的段被抽取,就有可能对她们所有人进行调查,或者如果相反,对她们一个也不进行调查。为了避免这种偏差,我们将这种情况视为特殊情况,建立了所有居住在大学校园中的女学生的完整名单,并直接进行1/48的系统抽样。
总共,我们获得了45个段的样本,包括最后一个案例。与乡村地区一样,调查员必须调查在调查员访问的前一晚在家庭中存在的所有符合条件的女性。
男性的样本
调查计划中包括750名被调查女性的已婚男性样本。为了进行这项抽样,我们根据1979年人口普查中关于15至49岁女性的婚姻状况的分布数据计算了子抽样率。这些数据显示,每100名女性平均有58.3名配偶,其中53.8%是单配偶,4.1%是双配偶,0.4%是三配偶。假设同一男性的两个妻子不住在同一个“rugo”或同一个城市家庭中(根据国家的风俗习惯,这一假设是合理的),那么一个有两位妻子的男性没有两次被调查的机会,因为他只住在一个“rugo”或家庭中。因此,每100名女性有58.3名配偶;因此,对于样本中的5,000名女性,将有2,915名配偶。
因此,需要从与被调查女性共同居住的男性中抽取1/4的子样本,以获得大约750名配偶的样本。选择是在办公室进行的,通过在乡村地区抽取1个“rugo”或在城市地区抽取1个家庭,并调查在该“rugo”或家庭中与被调查女性共同居住的所有男性。
抽样偏差
调查的预期有效人数为5,000。在问卷汇总表中识别出的98%的可选女性接受了采访。因此,损失发生在可选女性的识别水平。
可能有几个原因。其中一个原因是imbo的一个农村群体是空的。由于严重的洪水和频繁的洪水,所有居民都搬走了。可能:
1)在制图阶段建立的次山丘首领名单可能不完整;
2)调查员在访问“rugo”时建立的名单可能不完整;
3)由于季节性移民而缺席的居民没有被作为访问者恢复;
4)调查员可能有意将15岁、16岁或17岁的女性从15岁、16岁或17岁降至14岁或以下,或者将缺席的居民编码为在场的女性或访问者,以便有更少的女性接受采访。
在数据分析中,将女性数量减少到3,970,在进行了城市地区过度代表5倍的加权结果后。
数据收集方式
面对面
研究工具
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调查问卷是根据EDS基础问卷准备的,考虑到布隆迪的社会文化现实和人口统计情况。调查问卷包含三个主要部分:汇总问卷、女性个体问卷和男性个体问卷。
调查问卷最初是用法语准备的。随后,准备了一个基隆迪语版本,然后基隆迪语版本被重新翻译成法语,以验证基隆迪语版本是否与法语基础问卷完全一致。预计大多数女性和男性将用基隆迪语接受采访。为每个调查员和调查员提供了一些法语问卷,以备不时之需,例如,如果女性或男性是邻国公民且不会说基隆迪语。
汇总问卷包括一组相对简单的问题,这些问题被问及每个“rugo”的每个成员和每个在前一晚在该“rugo”过夜的访问者:姓名、名字、与“rugo”首领的亲属关系、居住状态、性别、年龄和婚姻状况。
女性个体问卷包括八个部分,涉及三个主要主题:
a)婚姻、生育和婴儿及青少年死亡率,包括被调查女性每个孩子的出生史;生育调节,包括知识、实践和未使用计划生育的原因;
c)母亲和儿童的健康,包括产前检查、分娩援助、母乳喂养、腹泻的患病率和治疗、疫苗接种和3岁以下儿童的体格测量。
男性个体问卷主要涉及避孕方法和计划生育态度的知识和实践。
提供机构:
IHSN Catalog



