P. Aurelius Pecuniola [187]
收藏DataCite Commons2026-01-02 更新2026-05-04 收录
下载链接:
https://nakala.fr/10.34847/nkl.18e6od8h
下载链接
链接失效反馈官方服务:
资源简介:
P. Aurelius Pecuniola servait en Sicile comme tribun militaire[1] sous les ordres de son parent[2], P. Aurelius Cotta, consul en 252[3], en pleine première guerre Punique. Cotta, qui repartait à Messine pour reprendre les auspices, laissa Pecuniola en charge de diriger le siège de Lipari en lui interdisant de donner l’assaut. Ce dernier désobéit et essuya une cuisante défaite. Ce ne fut pas la seule désobéissance à laquelle Cotta dut faire face au cours de son consulat, mais il est impossible de savoir si cet épisode survint avant ou après les autres qui nous sont parvenus[4]. Nous ne pouvons attribuer la sanction prise contre un parent à la colère née de la répétition des mêmes fautes au sein de l’armée romaine. En effet, Cotta fit battre de verges le jeune Publicola, châtiment public hautement humiliant puisque l’atteinte au corps rappelle les punitions infligées aux esclaves. En outre, il le dégrada, l’obligeant désormais à servir comme fantassin et ce, jusqu’à la fin de son service. L’abaissement n’avait pas uniquement une signification militaire puisque Pecuniola était tribun militaire et à ce titre très probablement de rang équestre. En agissant de la sorte, Cotta imitait le geste des censeurs et semblait exclure son parent de la dignité équestre. Du moins il le privait de la sociabilité qu’il pouvait entretenir au camp avec les autres jeunes aristocrates et il l’humiliait publiquement devant des soldats qui étaient aussi des citoyens. Une telle dégradation dut certainement avoir des conséquences une fois de retour dans l’Vrbs. Peut-être Cotta avait-il même alerté les censeurs en poste en 252[5] sur ce cas, comme il le fit, ou l’avait fait, pour les chevaliers insubordonnés déjà mentionnés. Les peines infamantes infligées à Pecuniola étaient donc motivées avant tout par la désobéissance du jeune tribun, qui révélait par là son intempérance, son incapacité à rester à sa place, son hybris, qui lui avaient valu une grave défaite. En ne respectant pas la chaîne de commandement, il ne pouvait prétendre à une position élevée au sein de la hiérarchie romaine et sa relégation parmi les fantassins en faisait un simple soldat. Par conséquent, Cotta annulait très certainement également son tribunat militaire et affirmait que Pecuniola ne pouvait aspirer à exercer des commandements, même mineurs.
[1] Zonaras se trompe certainement sur le nom du tribun militaire et il est impossible d’accepter, comme T. R. S. Broughton (MRR, 1, p. 212) qu’il y eut deux tribuns militaires sanctionnés tous les deux pour la même faute, par le même consul.
[2] Les éditeurs de Valère Maxime ont depuis longtemps établi que filium était une erreur d’un copiste. L’indication de Frontin, selon laquelle le consul et le tribun étaient parents, est, ici, préférable.
[3] E. Klebs, RE, 2/2, 1896, col. 2481-2482, n° 94 s. v. Aurelius. MRR, loc. cit.
[4] Cf. la notice n° 46 sur les 400 chevaliers dégradés par les censeurs de 252.
[5] MRR, loc. cit. et Suolahti 1963, p. 274-276.
提供机构:
NAKALA - https://nakala.fr (Huma-Num - CNRS)
创建时间:
2026-01-02



