Encyclogram
收藏DataCite Commons2026-02-11 更新2026-05-04 收录
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资源简介:
L'Encyclopédie Grammaticale du Français (EGF) a été
initiée par un groupe de linguistes de France, de Belgique et de Suisse romande,
sous l’égide de Claire Blanche-Benveniste (voir ‘Comité éditorial’).
Ce projet vise à rassembler, sur support
électronique, le patrimoine des acquis de la recherche grammaticale en linguistique
du français, sous forme de synthèses publiées en libre accès, aisément
consultables et régulièrement mises à jour. Il est né de réflexions communes,
menées à partir de 2003 sur l’état de la linguistique française, à une époque
où la discipline s’ouvrait largement à la recherche interdisciplinaire (didactique,
informatique, psycho- et neuro-linguistique, sciences cognitives). L’objectif
poursuivi par les promoteurs de l’EGF est de remédier aux faiblesses et lacunes
suivantes :
(a) Le XXe siècle a vu paraître un nombre énorme
de travaux descriptifs sur le français (thèses, monographies, articles de
revues), et l’inflation éditoriale ne va pas diminuant. Or, du fait de la quantité
même des études produites et de leurs degrés de visibilité inégaux, beaucoup
d’informations pertinentes demeurent noyées dans la masse. Par ailleurs, les
recherches n’ont pas l’effet cumulatif que l’on serait en droit d’attendre, et
les analyses sur lesquelles tout le monde s’accorde grosso modo, parfois
sous le masque de terminologies divergentes, demeurent insuffisamment signalées.
Il en résulte des difficultés pour les jeunes chercheurs, portés à reproduire sans
cesse à partir de zéro les mêmes analyses, faute d’un socle épistémologique consensuel
et suffisamment manifeste.
(b) Malgré l’accroissement continu des corpus
écrits et oraux en quantité et en qualité, il n’y a pas non plus de réflexions suffisamment
générales et approfondies sur le tri des faits qui servent à l´établissement
des descriptions grammaticales : données authentiques ou non, liées ou non
à tel ou tel genre discursif, banales ou remarquables, etc. Une conséquence fâcheuse
de cette situation est que l’on perçoit mal la stratification des phénomènes,
souvent tous présentés sur un même niveau.
(c) Enfin, il existe trop peu de bibliographies
commodes et efficacement récapitulatives des différents domaines de la linguistique
française, qui tiennent compte des recherches mal diffusées (thèses, articles
de revues peu accessibles) et qui en proposent une vue critique claire et sans
exclusive. De tels bilans sont pourtant nécessaires pour localiser les zones
inexplorées du domaine grammatical, identifier les sujets de recherche ou de
thèse les plus pertinents, et éviter les ressassements infructueux.
En réponse aux lacunes ainsi relevées, l’EGF vise
à constituer une synthèse des savoirs grammaticaux sur le français ; en d’autres
termes, à faire la somme des acquis descriptifs qui, au-delà des effets
de mode, peuvent être tenus pour des connaissances solides sinon incontestables,
candidates au statut de « savoirs communs » parmi les linguistes, et auxquelles
puissent se référer utilement les non spécialistes. Cette somme, au demeurant, est
vouée à évoluer au fil du temps. Elle pourra faire l’objet de mises à jour et
de révisions, dont l’outil informatique permettra de conserver la trace.
Présenter une synthèse des acquis suppose qu’une sélection
critique soit opérée parmi les travaux existants. C’est pourquoi une large
place est réservée dans l’EGF à la réflexion sur les pratiques d’analyse en
vigueur, au débat sur les présupposés théoriques et les notions primitives
assumées par les différents courants de recherche, ainsi que sur les usages
terminologiques et les divers métalangages de description. Il s’agit de ramener,
sans exclusive a priori, les divers modèles en usage aux thèses et
opérations dont ils procèdent, afin que le lecteur soit en mesure, à son tour, d’en
évaluer le bien-fondé. Là où existent des controverses (désaccords entre
modèles, divergences théoriques plus ou moins radicales), les rédacteurs de
l’EGF ont pour mission de dresser un tableau des positions en présence et de rendre
compte de l’hétérogénéité des connaissances accumulées. L’effort d’explicitation
méthodologique ainsi entrepris devrait avoir pour effet de stimuler les
échanges entre écoles et de favoriser le décloisonnement des pratiques de
recherche. Par là, l’EGF espère contribuer non seulement à l’unification des
savoirs, mais aussi à l’unification des dynamiques de production des savoirs.
Une autre option essentielle du projet est la
place réservée aux données. Dans l’EGF, toute description linguistique est
évaluée d’abord sur sa façon de sélectionner a priori ses
observables : les données dont elle fait état sont-elles attestées ou fabriquées,
fréquentes ou rares, prototypiques ou marginales ? Un moyen de s’en assurer
est de confronter, par principe et de manière systématique, les hypothèses
descriptives aux corpus les plus ouverts possibles.
L’observation attentive des données orales et
écrites permet non seulement d’attester empiriquement l’existence de telle ou
telle structure syntaxique, mais aussi de caractériser la façon dont s’y
distribue le lexique. Elle conduit à mesurer la fréquence ou le rendement de
chaque construction en fonction de divers paramètres environnementaux (types
d’interaction, genres discursifs, buts pragmatiques) ou intrinsèques
(complexité opérative). Ces mesures sont précieuses pour le grammairien, qui en
retirera une vision hiérarchisée des phénomènes ; elles sont aussi précieuses
pour les chercheurs qui développent des applications pratiques, que ce soit en
traitement automatique du langage ou en vue de l’enseignement-apprentissage du français,
notamment du français langue étrangère. Enfin, elles permettent d’identifier
les domaines de recherche où les données font encore défaut, en quantité et/ou
en qualité.
Pour des raisons classiques, les sources
bibliographiques à disposition ne rendent pas toujours des services optimaux :
excès de silence (par exemple thèses non publiées) et excès de « bruit »
(articles redondants). Aussi les notices de l’EGF proposent-elles une sélection
de références bibliographiques ciblées, qui ne visent pas à l’exhaustivité
documentaire, mais qui sont choisies sur des critères de fécondité conceptuelle
et de solidité empirique (travaux appuyés sur de bons dépouillements). Il
s’agit aussi, le cas échéant, de mettre en valeur les apports méconnus,
notamment en faisant place aux études publiées hors des pays francophones ainsi
qu’aux travaux de linguistique contrastive.
En conclusion, l’EGF ne se présente pas comme une
grammaire française classique et n’a pas été conçue sur le plan habituel d’une
grammaire (voir ‘Table des matières’). Elle est un outil de travail évolutif et
perfectible, qui répond principalement à quatre objectifs :
(1) Présenter
une synthèse des savoirs grammaticaux sur le français.
(2) Dresser un bilan des méthodes appliquées en linguistique française.
(3) Aider à la recherche bibliographique.
(4) Donner accès, par des liens, aux ressources disponibles (corpus écrits et
oraux, outillages variés).
提供机构:
ORTOLANG (Open Resources and TOols for LANGuage) - www.ortolang.fr
创建时间:
2026-02-11



